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La mise en œuvre de la SNE pour accroitre les exportations

Le Burkina Faso a adopté en 2011 une Stratégie nationale de promotion des exportations (SNE). Elle vise à accroître les exportations et s’inscrit dans  la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) dont l’objectif est de réaliser une croissance économique soutenue et de qualité pour un développement durable.

Le conseil des ministres en sa séance du 13 juillet 2011 a adopté le décret portant adoption de  la Stratégie nationale de promotion des exportations (SNE). Elle fait suite aux recommandations de l’Etude diagnostic sur l’intégration commerciale (EDIC) réalisée avec l’appui de la Banque mondiale en vue d’impulser une dynamique nouvelle aux exportations du Burkina Faso. Elle repose sur la nouvelle vision de développement de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) dont l’objectif est de réaliser une croissance économique soutenue et de qualité pour un développement durable. La SNE visel’augmentation qualitative et quantitative des produits à l’exportation ; le renforcement des capacités opérationnelles des acteurs ; la réalisation des investissements dans le domaine de la transformation de certains produits à l’exportation en vue d’augmenter leur valeur ajoutée ;l’amélioration des performances du dispositif institutionnel d’appui au commerce extérieur.

La stratégie prend en compte des filières prioritaires telles le coton, l’or, la mangue, l’oignon, le sésame, le beurre et l’amande de karité, le bétail sur pied, la viande, les cuirs et peaux

Le Burkina Faso de par sa position géographique au cœur de l’Afrique de l’ouest lui permet un accès plus facile aux autres pays. Ce qui lui permettrait de compenser le coût des facteurs de production par celui du transport. Il pourrait bénéficier d’un avantage compétitif dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage qui constitue essentiellement le secteur qui emploie plus de 85% de la population.

Les stratégies de développement des exportations visent à soutenir une approche systémique et intégrée de plusieurs départements ministériels avec le concours du secteur privé et des partenaires internationaux en faveur du développement local.

Le Gouvernement burkinabè a fait le choix stratégique de considérer la promotion des exportations comme un pilier principal du développement économique du pays dans le cadre d’une approche filière qui intègre l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur à travers notamment une meilleure organisation de la profession et de l’interprofession, la maitrise de la qualité tout au long de la chaîne de valeur et ce, dans une logique commerciale basée sur le concept de la certification (Bio, Global gap, HACCP etc.). La prospection des marchés d’exportation et la promotion du produit burkinabè et le passage progressif de l’agriculture paysanne à l’agro-business structurée, rentable et destinée à l’exportation sont également sont également concernés.

L’objectif de cette stratégie est de conquérir les marchés de l’Union Européenne, ceux du continent américain et du moyen oriental (pays du Golfe) ; développer le marché national et sous régional, augmenter les recettes en devises et soutenir la production.

 

Encadré

BREF APPERCU DES FILIERES PORTEUSES RENTENUES DANS LA SNE

  1. LE SESAME

Le sésame est un produit aux multiples qualités.  Largement cultivé en pluvial, le sésame est  un antispasmodique et anti – infectieux. Il facilite la circulation sanguine et la digestion.  Il contient beaucoup de graisse, des glucides, des vitamines A et C, et sa valeur énergétique est de 630 Kcal. La variété la plus cultivée est la S42 de couleur blanche qui a une teneur en huile de 53 à 58%.

Le Burkina Faso produit du sésame conventionnel, qui constitue la grande part de la production, et du sésame biologique. Il connaît un fort développement au Burkina Faso du fait de sa culture facile et des faibles coûts de production.

Le sésame est de nos jours le 3ème produit d’exportation du Burkina Faso, après l’or et le coton du fait d’une demande croissante en Europe et en Asie. L’exportation dans la sous-région concerne le Ghana, le Togo et la Côte d’Ivoire.  Ils constituent des pays de transit du sésame vers les destinations finales. Les principaux pays importateurs du sésame burkinabè sont le Japon, la Suisse et l’Égypte.

  1. LE KARITE

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Une Grappe de karité

 

Le Burkina Faso est le deuxième producteur mondial de karité (aussi appelé arbre à beurre) dont les amandes sont réputées pour leur haute teneur en matières grasses. Elles sont utilisées pour la cuisine, la pharmacopée et la cosmétologie. Elles intéressent de plus en plus les pays occidentaux pour les soins de la peau.

La noix de karité donnant l’amande est un produit de cueillette. Le Burkina Faso dispose d’un potentiel considérable de production de noix de karité. Plusieurs projets et interventions visant le développement de la filière, ont été exécutés dans le cadre de la coopération bilatérale/multilatérale ou par des opérateurs privés. Les principaux projets sont le Projet Filière Karité, le Projet National Karité et le Projet d’Appui aux Filières bioalimentaires. Le karité se situe au 4ème rang des exportations du Burkina.

  1. LA MANGUE

La filière mangue au Burkina Faso représente la principale activité du sous-secteur des fruits et légumes. La production est assurée par une multitude de planteurs. Les zones de production de la mangue sont principalement les régions de l’Ouest et le Centre Ouest avec en tête les zones de Orodara, de Bobo-Dioulasso, de Banfora et de Réo. La production de la mangue est saisonnière. L’introduction de variétés tardives et précoces a permis d’étaler la production du mois de février au mois d’aout, selon les espèces, avec une concentration en avril, mai et juin.